Au pays du caoutchouc
59 à pe ine si l'on p eut parler d e quelques petites canonnieres de 60 t. e t de 2 canons qui se trou– vent, soit à Para, soit à Manaos. De toutes les villes brésiliennes de son étendue, Para est incon– testableme nt ce lle qui prospe re le plus. Son com– me rce pe ut ê tre comparé à celui ele villes de population plus élevée. Ce qui fai t la fortune de Para, c'est d'avoir une g rande industrie comme celle du caoutchouc qui, pour le moment elu moins, pe ut ê tre considé rée comme une véritable mine el'or. - A u point de vue elu négociant, Pa ra est réellement prospe re. li n'y a pas de saison spé– ciale pour la vente, e t le commerce n'est pas influencé par eles désastres locaux, comme dans la g rande 1najõrifé eles districts d11 Brésil. C'est a iíisi qu'alors-q,.re-dépuis quêlquês ãirnêes tout le Rrésil, sauf les districts à J'extrême Nord e t à l'extrême S ud, a e u à souffrir d'un ensemble de conditions défavorablcs, l'Etat de Para n'a pas senti ele réelle dépression, sauf bien entendu celle qui est due d e tout temps aux fluctuations inces– santes du cours du papier-monnaie. S i nous passions ma intenant aux choses défa– vorables à Para nous verrions qu'il n~en manque p as. Le Brésilien aime bien que l'on s'extasie s ur to us ses avantages, mais que I'on passe comple te– ment sous silence tout ce qui pe ut être cléfavo– r a ble . - Tout d'abord pou r arri ver à Para on n 'a pas de navires réellcment de premiere classe
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