Au pays du caoutchouc
58 Le bassin de l'Amazone est dépourvu de lignes télégraphiques. II est vrai qu'il y a eu des t entati ves de construction d'une ligne sous-fluviale entre Para et Manaos, mais elle n'a jamais pu fonc tionner e t cela se conçoit v u les modifica– tions incessantes du cours de la riviere, les for– mations ele banes de sable et la grande quan– tité de matie res solides, bois y compris, chàrriées par le fle uve. Ces difficultés ont fait múrir le projet ele construire une ligne té légraphique aérienne, ne serait-ce qu'entre Para et 1\lfanaos. - Les com– munications entre le bassin supérieur de l'Amazone et le Pacifique sont des plus lentes. D 'Iquitos à Lima il faut au moins 30 jours, dont 20 par mules. II faut environ 40 jours pour la transmission d'une lettre . - Sur toute la longueur elu fleuve ctes Amazones il n'y a absolument pjts .de fortificatio~. Dans les Etats de l'Amazone et ele Para il y a dans les diverses villes, dont l' importance le justifie, un certain nombre de troupes de police pour la garde de la proprié té publique. La police est faite par des soldats qui ont un peu trop de pouvoir discrétionnaire et qu i en abusent parfois. A Manaos il y a environ 200 soldats de la troupe fédérale , e. à. d. du Gouvernement Brésilien , et 1200 soldats ele la troupe ele l'E tat ele l'Amazone. A la fronticre péru vienne il y a une petite garde ele soldats brésiliens ct c'est à cela que se réduit la force militaire Óll bassin de l'Amazone. C'est t ....
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