Au pays du caoutchouc
57 nettement toute la physionomie du bassin. D epuis I'entrée de l'estuaire de Para e t s ur une di.~tance d e 480 Kilometres, les bords clu fle uve présentent la même apparence, e. à. d. des te rrains bas formés pa r eles dé pô ts d 'alluvion et couverts d'ép ais fourrés. Mais ce n'est que d 'endroit e n endroit que l'on vo it réellement de tres grands arbres. Ces cle rniers semble nt relati vement rares. Cest là pe ut-ê tre la suite cl'un abattage exagéré. L a premic re te rre relativement élevé-e se tro uve à une clistance de 480 Kilometres, cla ns le voisinge de la ville de Prainha. - T out le long de la d istance de Pa ra à Manaos il n'y a pas mal de constructions, mais fort souvcnt des plus primitives. Lcs indigênes se· serv ent d u maté riel q u' ils ont sous la main . Ils emploie nt des branches e t eles troncs de je unes a rbres pour la construction des chàssis fo rma nt les murs, eles palmiers pour la co nfection el es to i– turcs, de la terrc glaisc pour lc revêtemcnt dcs plus dura bles ele ces constructions. La question eles limites est une question é pi– neuse pour toutes les contrées qui bordent J'Ama– zone supé rie ur. II n'y a pratiq uement pas ele limites cléfini cs. Certains eles Etats sont en dispute, cl'autres sont e n a rbitration. A l'hcurc actuelle une dispute assez importante s'est élevée clans I'Etat cl'Acre et clle a pris de telles proportions q ue l'on a é té clans la nécessité d 'y cnvoye r force troupes. ~- -
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