Pathologia verbal. Mudança de sentido dos vocabulos franceses. Palavras que se enobreceram e palavras que se abastardaram these apresentada em concurso para o provimento efectivo da cadeira de francês do Gymnasio Paes de Carvalho. Emilliana Sarmento Ferreira
' -7- grands du peuple a séparé leur langage; les préjugés ont avili les mots comme les hommes, et il y a eu, pour ainsi dire, des termes nobles et des termes roturiers. » On remarquera aussi que dans d'innom– brablcs cas, les vocables résistent aux variées et capricicuses actions détruisantes, mais leur éclat se teruit, lem· vigueu1· s'affaiblit. Pour s'en renrlre compte il suffit de consulter les excel– lents lexiques de ~Ioliere, Corneille, Racine, i\Iadame ele Sévignée et Saint-Simon. En effet, des mots comme étonner, gf~11er, cnnuie, as– sommer, importuner, etc., si puissants au XYIIIeme siecle, ont perdu toute leur vigueur antique. Sur ce sujet encore il est bien opportui1 de citer ici les judicieuses paroles de A. Gazier, illustre pro– fessem· adjoint de la Faculté des Lettres de Pal'is: « l'lwnnctc ltommc n'est plus comme alo1·s un homme orné ele tous les dons de l'esprit; la nourritare n'est plus la culture eles intelligences, et l'excellento police, eles Egyptiens, que Dossuet admire dans son Histoire Unh·erselle, a besoin d'être cxpliquée à nos contemporains. • II est bien opportune ici la citation eles paroles de Lamemnais: e Les langues, il y a m1 demi– si<•cle, ont co111me la société, leurs malaelies et quelques fois mol'telles. • Ue phcnomi•ne s'explique par le besoin qu'a J'esprit de remplacer un mot de signification im– pi;.rfaitc par un nutre qui définisse miPux l'objet. Ainsi tNc était ctésignée autrefois par caput que lo peuplo a remplacú par testa (fragment de pot cassé) colui-ci dovenunt plus tard tt'·te. ün a ,\ peine consorvé cltef, e.Ians un scns purement al>s– tra it. U nous scmblo toutcfois qu\•n signifiant pa-
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