Pathologia verbal. Mudança de sentido dos vocabulos franceses. Palavras que se enobreceram e palavras que se abastardaram these apresentada em concurso para o provimento efectivo da cadeira de francês do Gymnasio Paes de Carvalho. Emilliana Sarmento Ferreira

- 24 - .\ux premiers temps de la langue, la voyelle des possessifs ma, ta, sa, tombait lorsque les mots suivants commençaient par une voyelle ou par une fl, lt muette, pareillement c'est ce qui arrive avec les articles le et la. Comme débr·is de ce que nous venons d'exposer, ont cours encore les expressions m'amour et m'amie. L'intéressant c'est qu'étant toutes cteux écrites sans apostrophe, elles ont • fait surgir dans la langue les mots mie et ma- mour. Citons à propos ce qu'a dit Saint-Simon à l'égard des sentiments qu'éprouvait l\Iadame de l\laintenon envers !e duc de ~Iaine: « Elle met !e plus tendrement qu'aucune mie, ni qu'aucune nourrice. ~ C'est de Voltaire la phrase suivante que l'on peut trouver dans une vieille chanson : 4 J'aime mieux mam,ie, ô gué ! » Dans une édition des comédies de Moliore imprimées par Firmin Didot, l'on trouve marnour: « Allez, 111,amour, et passez chez votre notaire afin qu'il vous expédie ce que vous savez. > Les vocables lierre, loriot, lendemain, sont des cas flagrants de l'élision de la voyelle de l'article devant un autre mot en se fondant les deux dans un seul. On disait l' ltierre, apres s'est verifié la chute de la h, s'agglutinant alors J'ar– ticle et apparaissa11t lo vocable lierre, auquel on j uxtaposé 1 'articlo - le licrre. L'oriot est passé, par un phcnomene analogue, :) le loriot. • Ou disait d'abord !e jour cn clemain, phraso qui s'cst fondue dans lr11rl,,ntrti11, auquel on a mis en t<~te l'articlo: lc 11'nrle111ain. Phcnomi•no analoguc esl al'rivó av<'C ru1- jo11rll'lwi. Ou écrivait d'abol'(l a1t jonr d'lwi, oxpression qui voulait diro en cr' jour. Enfin lo pcuple u renforcé co quadruplo mot ot ou cst

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