Au pays du caoutchouc
- sr Fará, elle rt'est cultivée que pour la distillation d 'eaux-de-vie destinées à la consommation locale . Tout navire remontant l'A mazone fe ra bie n d'être pourvu d'amples provisions, car il n'est guere possible de se nourrir avec les v ivres du pays. Le charbon, le plus impo rtant des approvi– sionnements d' un navire , peut être obtenu en g rande quantité à Para, mais il n'en est plus de même en remontant l'Amazone. Tout comme on est surpris par I'imme nsité de la masse d 'eau de l'Amazone, on est stupéfait de voir combien la capacité de productio n du pays est négligée e t combien la population dépend des autres pays pour sa nourriture . Toutes les provisions sont impo rtées e t à plus forte ra ison tous ·les articles manufacturés. Dans I'inté rêt du bassin de I' A mazone il ne serait que prudent de cherche r à créer q ue lques industries autres que celle dn c'ao ntchonc, car si, à l'heure ac tl!elle , ce produit nature l est fort recherché, il pourrait en être autrement dans l'avenir, ne serait-ce que par la découverte e t l'emploi de produits artificieis p lus économiques q ue le caout– chouc. Ce qui e ntr' autres choses est orig inal dans la récolte du cao utchouc, ce sont les vols a ux– quels e lle donne lieu e t la maniere dont ils sont ex-écutés. D e vastes forêts appa rtiennent à des particuliers, mais malgré tous les efforts il le ur est impossible d'empêche r les natifs ele passer e n
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