Au pays du caoutchouc
35 A nl illes o u l a p o pub.tio n par k ilomc trc carré est trcs élevée, aussi une mesure de cc gcnre dcv iendra– t-ell e néccssai r e tót o u tarei, surto ut dcpuis que, par suite de la concu1-rencc-, la prosp éri té de !'in– dustrie sucri cr c va c n diminuant. Certcs lc ncgr c dcs Barbadcs serait particu lierement ap te à sup– porte r lc climat du J3résil, mais ce ne scrait pas une amélioration de la popu latio n. Ser ait-ce une arnél_io ration que d "in troduire de la main-d 'reuvre de C hine? C'est pour l e mo ins douteu x. D e to ut temps le gouvernement brésilien a stimulé l'immigratio n. Mais les résultats obtenus o nt élé lo in de compenscr l"argent dép ensé, aussi do it-il y avoi r quelquc chose de défectueux dans le systcmc . L e systcme lui-m cmc qui équivaut à une véritablc traite dcs blancs est défectucux. L a m ajcurc partie de J"argent n'a fait que passcr dans la pochc des entrepreneurs. Ces elerni ers, touchant une commission ele par le seul fait cl 'am ener des étrangcrs, se souciaient for t p eu du confort de ces derniers et se disp ensaient ele fair e l es installa– tions nécessair cs pour. la réceptio n eles immig r ants. li [audrait avant tout un triage séric ux de la m ain-cl'ü:!uvre qu'i l s·agit e1·attirer. L'élément o u v ri er nc fait pas seul la force cl ' un pays, i l faut avant toul une b onne d irccti on. Tout ce que n ous avons dit sur la rareté de la m ain-cl 'ceu vr e s'applique au Nord du .13résil ; dans Je Sud au contraire il y
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