Au pays du caoutchouc

33 attiré le peu de main-d'ceuv re disponible, il n 'en reste p lus assez po ur les autres industries agricoles, pa rta nt elle est fort chêre . Ce t é tat ele choses a amené la ferme ture ele bie n eles fab riques d.e s ucre, tanclis que d 'autrcs j aclis prospe res se sont limitées à la fabr ication eles eaux -de-v ie . L a c ulture clu co to n, du café e t du riz a été négligée ele plus en plus. Quant à celle de l'incligo e t elu safran, elle a pour ai nsi dire complê tement disparu , car pour avo ir les ou vrie rs nécessaires il a urait faliu les payer p récisément au même taux qu e les ouvrie rs du cao utchouc; ainsi da ns ces conditions le prix ele revient ele ces procluits cleviend rait telleme nt élevé, qu' il n' y aurait ancune possibilité de les venclre . Rie n d 'étonna nt à ce qu'il y ait des gens qui cléplo re nt la prospé ri té du caout– cho uc ! Ils pré te nde nt que le caou tchouc cst u n mal, parce que son extraction relativeme nt aisée e t les bons prix que l'on e n o btient, p oussen t les plante urs à négliger complc teme nt les autres pro– ductions agricoles. II serait tout aussi dé ra isonnable de dire que l"extraction ele l'or d e rich es gisements minic rs est un mal. N' est-il pas naturel que l'homme se porte ve rs la préparation ou l'extraction des procluits qu i lui clemancleront le mo ins ele travai!, to ut en suffisant à ses besoins? Mais ainsi que nous l'avons déjà di t, pa r suite eles conditio ns d'existence de J'arbre à caoutchouc e n te rrain bumide, c.ette industrie extracti ve ne pe ut ê tre 3

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