Au pays du caoutchouc
20 Le propriétai re ele forêts qu i tres ,;ouvcnt débute avec eles dettes , clépense tout cc qu' il possede et tout ce qu'il pcut empruntcr pour pouvoir clonner des avances aux ouvri ers , les transporter de la co te à l'intéric ur c t les munir clu nécessaire. Sitôt qu ' il a réuni t oute la main– d'ceuvre qu'il clésire ou qu'il lui est pos,;iblc de trouver, il s'agit clone c1·al ler c xploiter quelque,; kilometres carrés de forêts plus ou mo ins maré– cageuses. Chose curieuse et regrettable, c'est pré– cisément dans les terrains les plus rnarécageux et les plus malsains qu'i l y a le plus cl 'arbres à caoutchouc et que leur r endcmcnt est le plus élev é. C'est ainsi que t out le long des Aeuves clu Macieira, du Purus et clu Javary le caoutchouc est excellent, mais c'est aussi là que la mortalité est extrêmemcnt forte. - ]l est v rai qu'en culti vant les arbres à caou tchouc sur des surfaces relati ve– ment limitées , on p eut , tout en contrõ lant les ouvriers et en climinuant le nombre des évadés l veiller un peu plus à leur bien-être. li est v rai ele clire que cette derniérc préoccupation forme le moindre souci du propriétaire cl 'une forêt. Pour une période ele 7 mois, un homme, opérant sur une centaine d 'arbres r épartis à des clistances pl us ou moins v ari ables, peut arriver à extraire de 4 0 0 à Soo K gr ele caoutc houc. U ne fois qu'un Iot de 10 0 ou de 1 50 arbres a é:té dél imité, t'o uv rier s'y rend avec ses provi-
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